Faut-il déclarer ses pourboires ? Les obligations fiscales et sociales

Easytransac
December 30, 2024

Les obligations fiscales et sociales pour les employeurs en 2024

Les pourboires sont un complément de rémunération essentiel dans les secteurs de la restauration, de l’hôtellerie et de la livraison. Si, pour le client, il s’agit d’un simple geste de satisfaction, pour l’employeur, la question de leur déclaration est cruciale. En effet, ces sommes sont soumises à un cadre légal précis, surtout depuis la mise en place et la prolongation de mesures de défiscalisation. Dans cet article, nous faisons le point sur ce que vous devez savoir en tant qu’employeur.

La défiscalisation prolongée en 2024 : ce qu’il faut retenir

Selon l’article relayé par Capital et confirmé par corrigetonimpot.fr, la loi de finances prolonge en 2024 l’exonération d’impôt sur le revenu pour les pourboires versés dans certains secteurs (comme la restauration, l’hôtellerie, les cafés/bars, etc.).

Plusieurs conditions accompagnent cette exonération :

  • Les salariés bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu pour les pourboires perçus en 2022, 2023 et 2024, si ces sommes sont reçues dans le cadre de leur activité.
  • D’après les textes, l’exonération concerne principalement les employés dont la rémunération n’excède pas 1,6 fois le SMIC (taux horaire multiplié par la durée de travail), bien que certaines interprétations puissent varier.
  • Sur le plan social, il existe également une exonération de cotisations patronales et salariales (hors CSG-CRDS) sur ces pourboires, sous réserve du respect des plafonds de rémunération et de la déclaration des montants perçus.

Il est donc essentiel de vérifier si votre établissement et vos salariés entrent bien dans le champ d’application de cette mesure. Les sources officielles (loi de finances, décrets, circulaires de l’URSSAF) précisent les conditions détaillées, notamment le calcul du plafond de 1,6 SMIC.

Obligations sociales et TVA : ce que dit la loi

Le Code du travail (article L3243-2) stipule que lorsque l’employeur collecte les pourboires (par exemple via un terminal de paiement) et les reverse ensuite aux salariés, ces sommes sont considérées comme un complément de salaire. Elles sont donc normalement soumises aux cotisations sociales, sauf lorsque des dispositifs d’exonération (temporaires ou non) s’appliquent.

Pour la TVA :

  • Les pourboires donnés directement au salarié (en espèces, sans passer par l’employeur) ne sont pas soumis à la TVA.
  • Les pourboires ajoutés à l’addition et encaissés par l’établissement peuvent être considérés comme faisant partie du prix du service. Ils sont alors soumis à la TVA au taux normal de 20 %.

En dehors des périodes ou critères d’exonération, les salariés doivent intégrer ces pourboires dans leur déclaration annuelle de revenus, tandis que les employeurs sont tenus de prendre en compte la part soumise à cotisations dans leurs déclarations sociales.

Bonnes pratiques pour la gestion des pourboires

Même avec la défiscalisation, la gestion des pourboires peut devenir un casse-tête administratif si elle n’est pas bien organisée. Voici quelques points clés :

  • Transparence : Informez clairement vos employés et vos clients de la politique de l’établissement sur la collecte et le partage des pourboires.
  • Traçabilité : Mettez en place un système (logiciel de comptabilité, outil de caisse) pour suivre chaque pourboire, qu’il soit versé par carte ou en liquide.
  • Équité : Définissez une règle de répartition (individuelle, partagée, au prorata du temps de travail, etc.) pour éviter les litiges entre employés.
  • Mise à jour : Surveillez régulièrement les évolutions législatives et fiscales. Le caractère temporaire de l’exonération peut changer : son prolongement ou son interruption dépend des lois de finances annuelles.

Quelques chiffres clés

  • D’après l’INSEE, la proportion de pourboires réglés par carte bancaire ou via des applications de paiement approche les 50 % et ne cesse d’augmenter.
  • Un baromètre Bpifrance (cité par plusieurs acteurs du secteur) indique que près de 60 % des restaurants ont déjà formalisé une charte ou un règlement interne sur la gestion des pourboires.

L'impact d’une bonne gestion

Outre l’avantage financier (défiscalisation partielle ou totale), une gestion transparente et structurée des pourboires renforce la confiance entre employeurs et salariés. Elle limite également les risques de sanctions en cas de contrôle fiscal ou social, puisque les sommes sont mieux tracées.

Selon l’URSSAF et le Ministère des Finances, un défaut de déclaration peut entraîner :

  • Des redressements fiscaux coûteux.
  • Des amendes atteignant plusieurs milliers d’euros si la situation est jugée frauduleuse.

Tippli : simplifier la gestion et la répartition des pourboires

Dans ce contexte, Blinkee est une solution particulièrement adaptée pour automatiser et simplifier le suivi de vos pourboires. Elle propose notamment :

  • Un tableau de bord en temps réel, pour visualiser tous les pourboires (espèces, carte, application).
  • Une répartition personnalisée (individuelle ou en pot commun) selon vos préférences.
  • Une commission de seulement 3 % prélevée sur les pourboires collectés, taux souvent plus bas que d’autres outils.
  • Une traçabilité claire facilitant vos démarches administratives et comptables, ainsi que la transparence avec vos employés.

Grâce à , vous gagnez du temps et sécurisez vos obligations déclaratives, tout en optimisant la satisfaction et la motivation de votre équipe.

Conclusion

La prolongation de la défiscalisation des pourboires en 2024 constitue une véritable opportunité pour alléger la pression fiscale et sociale autour de cette rémunération complémentaire. Toutefois, il est impératif de bien se tenir informé des conditions d’éligibilité, notamment le respect du plafond de 1,6 SMIC, ainsi que de mettre en place une gestion conforme aux règles de l’URSSAF et du Code du travail.

En adoptant une politique claire et en utilisant des outils comme Blinkee, vous garantissez à la fois la sérénité de vos équipes, la transparence auprès de vos clients, et la sécurité juridique de votre établissement. N’hésitez pas à contacter un professionnel (expert-comptable, avocat fiscaliste) pour vous aider à naviguer au mieux dans la réglementation et optimiser la gestion de vos pourboires.

Sources :

(Pensez à consulter régulièrement ces sources et à vous rapprocher d’un expert pour vérifier l’actualité des informations et l’éligibilité de votre établissement.)

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